Réglementation
Réglementation Airbnb en 2026 : ce que les propriétaires doivent savoir
LOCATION COURTE DURÉE · MIS À JOUR LE 28 SEPTEMBRE 2026
La réglementation Airbnb en 2026 ne dépend pas uniquement des règles de la plateforme. Pour louer sur Airbnb, Booking ou Abritel, les obligations applicables aux meublés de tourisme varient selon la commune, le type de résidence et parfois la copropriété. Voici les points à vérifier avant de mettre votre annonce en ligne ou de poursuivre votre activité.
L’essentiel en 30 secondes
- Une résidence principale peut être louée au maximum 120 jours par an, ou 90 jours si la commune a fixé ce plafond.
- Une résidence secondaire peut nécessiter une déclaration et, dans certaines communes, une autorisation de changement d’usage.
- L’enregistrement national de tous les meublés de tourisme est prévu au quatrième trimestre 2026. Les démarches locales restent à vérifier entre-temps.
- Les recettes de location sont imposables. Les seuils du micro-BIC diffèrent selon que le logement est classé ou non.
1. Résidence principale ou secondaire : la première question à se poser
Votre résidence principale est, en principe, le logement que vous occupez au moins huit mois par an, sauf exception prévue par la loi. Si vous la louez en entier à des voyageurs pendant vos absences, la durée de location est limitée à 120 jours par année civile. Une commune peut abaisser ce plafond à 90 jours par délibération. Vérifiez la règle applicable à l’adresse du bien auprès de la mairie.
Ce plafond annuel propre à la résidence principale ne s’applique pas de la même façon à une résidence secondaire. Celle-ci peut toutefois être soumise à une autorisation de changement d’usage, parfois assortie de conditions strictes. Dans tous les cas, un même voyageur ne peut pas occuper un meublé de tourisme plus de 90 jours consécutifs par année civile : il s’agit d’une autre limite, à ne pas confondre avec les 90 ou 120 jours annuels de la résidence principale.
2. Déclaration, enregistrement et changement d’usage : trois démarches distinctes
Selon la commune et le logement, il peut falloir déclarer le meublé de tourisme en mairie, obtenir un numéro d’enregistrement, et demander une autorisation de changement d’usage. Un numéro d’enregistrement ne remplace pas une autorisation de changement d’usage lorsqu’elle est exigée. La situation d’une résidence principale, d’une résidence secondaire ou d’un local commercial peut également différer.
Lorsqu’un numéro est attribué au logement, il doit figurer dans les annonces concernées, y compris sur les plateformes. Avant toute mise en ligne, demandez à la mairie quelles formalités s’appliquent précisément à votre adresse et conservez la preuve des déclarations ou autorisations obtenues.
Ce qui est prévu fin 2026
D’après la mise à jour publiée par Service Public le 27 juillet 2026, un téléservice national doit rendre l’enregistrement obligatoire dans toutes les communes à compter de sa mise en service, prévue au quatrième trimestre 2026. Les numéros déjà délivrés localement devront être renouvelés pendant une période transitoire annoncée par l’administration. En attendant, suivez la procédure actuellement indiquée par votre mairie.
3. DPE : quels logements sont concernés en 2026 ?
En France métropolitaine, pour une nouvelle autorisation de changement d’usage destinée à exploiter un meublé de tourisme, le diagnostic de performance énergétique (DPE) doit afficher une classe A à E jusqu’au 31 décembre 2033. Un logement classé F ou G ne remplit donc pas cette condition lorsqu’une telle autorisation est demandée.
À partir du 1er janvier 2034, le niveau requis doit passer à A à D pour les meublés de tourisme concernés en métropole, y compris ceux déjà exploités. La résidence principale du loueur, lorsqu’elle est louée occasionnellement comme meublé de tourisme, bénéficie d’une exception à cette future obligation. Le DPE n’est donc pas une exigence identique pour tous les logements dès 2026.
4. Copropriété : vérifier le règlement et informer le syndic
Si le bien se trouve dans une copropriété, lisez le règlement avant de louer. Les règlements établis depuis le 21 novembre 2024 doivent préciser si les meublés de tourisme sont autorisés ou interdits. Dans certaines conditions, une copropriété peut aussi modifier son règlement pour interdire la location touristique de lots d’habitation utilisés comme résidences secondaires.
Lorsqu’un copropriétaire déclare son lot comme meublé de tourisme, il doit en informer le syndic. Il est prudent de traiter ce point avant la publication de l’annonce, en particulier si le règlement contient une clause relative à l’usage commercial ou à la destination de l’immeuble.
5. Fiscalité : classé ou non classé, les seuils ne sont pas les mêmes
Les revenus d’un meublé de tourisme sont en principe déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Pour les recettes perçues en 2026, déclarées en 2027, les repères du régime micro-BIC sont les suivants :
Meublé de tourisme non classé
Seuil micro-BIC : 15 000 € de recettes annuelles · Abattement forfaitaire : 30 %.
Meublé de tourisme classé
Seuil micro-BIC : 83 600 € de recettes annuelles · Abattement forfaitaire : 50 %.
Attention aux années de référence : pour les recettes de 2025 déclarées en 2026, le seuil du meublé classé était de 77 700 €. Le classement en étoiles est facultatif et doit être demandé à un organisme compétent ; il ne se confond pas avec les notes attribuées par les voyageurs sur Airbnb.
Au régime réel, les dépenses et charges déductibles sont prises en compte selon les règles fiscales applicables. Le régime le plus adapté dépend de vos recettes, de vos charges, du nombre de biens et de votre situation. Faites valider le calcul par votre expert-comptable avant d’opter pour un régime.
6. Les obligations à suivre pendant l’exploitation
Obtenir un numéro SIRET
Le début d’une activité de location meublée doit être déclaré sur le guichet des formalités des entreprises, en principe dans les 15 jours suivant son commencement. Cette démarche permet d’obtenir un numéro SIRET pour les obligations fiscales.
Suivre la taxe de séjour
Si votre commune ou intercommunalité a instauré une taxe de séjour, son montant dépend notamment du lieu et du type d’hébergement. Une plateforme intermédiaire de paiement peut la collecter et la reverser pour les réservations concernées. Pour les autres réservations, vérifiez qui en assure la collecte, la déclaration et le reversement afin d’éviter un oubli ou un doublon.
Vérifier les autres prélèvements
La cotisation foncière des entreprises (CFE) peut s’appliquer, sous réserve des exonérations liées à certaines situations. Au-delà de certains niveaux de recettes, des cotisations sociales peuvent aussi être dues. La fiscalité de la location et celle d’une éventuelle prestation para-hôtelière doivent être étudiées séparément lorsque des services supplémentaires sont proposés.
La liste à vérifier avant de publier votre annonce
- Déterminer si le logement est votre résidence principale ou secondaire.
- Demander à la mairie la règle locale sur la durée, la déclaration et le changement d’usage.
- Vérifier le règlement de copropriété et informer le syndic lorsque cela s’applique.
- Contrôler le DPE si une nouvelle autorisation de changement d’usage est nécessaire.
- Effectuer la déclaration de début d’activité et renseigner le numéro d’enregistrement dans les annonces lorsqu’il est requis.
- Organiser le suivi des recettes, de la taxe de séjour et du régime fiscal avec votre comptable.
Questions fréquentes sur la réglementation Airbnb en 2026
Peut-on louer sa résidence principale toute l’année sur Airbnb ?
Non, lorsque vous louez le logement entier à des voyageurs de passage, le plafond est de 120 jours par année civile, ou de 90 jours si votre commune a fixé cette limite. Renseignez-vous auprès de la mairie pour votre adresse.
Faut-il un numéro d’enregistrement partout en France en 2026 ?
Pas encore au 28 septembre 2026. Certaines communes imposent déjà un numéro d’enregistrement. Un téléservice national est annoncé pour le quatrième trimestre 2026 ; vérifiez sa mise en service et les consignes de votre mairie avant de publier.
Un logement classé F ou G peut-il être loué en courte durée ?
Cela dépend de la situation. En métropole, un DPE classé A à E est exigé en 2026 pour obtenir une nouvelle autorisation de changement d’usage destinée à un meublé de tourisme. Cette condition ne signifie pas que tous les logements F ou G sont interdits de location courte durée dès 2026.
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Cet article présente les règles générales connues au 28 septembre 2026. Les démarches municipales et les situations fiscales particulières demandent une vérification au cas par cas.
Sources officielles : Service Public, évolution des règles en 2026 · résidence principale · résidence secondaire · BOFiP, seuils fiscaux 2026 · ministère de l’Économie.